Les Amis Tranchants Index du Forum
Les Amis Tranchants

 
Les Amis Tranchants Index du ForumFAQRechercherS’enregistrerConnexion

:: [BG] Nolwen ::

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Les Amis Tranchants Index du Forum -> Admins & Modos -> Archives -> Lineage 2 -> BackGround
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Nolwen
Scavenger Bat

Hors ligne

Inscrit le: 29 Juil 2006
Messages: 258

MessagePosté le: 09/08/2006 20:23:33    Sujet du message: [BG] Nolwen Répondre en citant

CHAPITRE I

Ecoutez… ! Entendez-vous au loin comme une douce mélodie émanant d'une flûte ? Cela doit être Nolwen. Comment a-t-elle fait pour maîtriser si parfaitement cet instrument ?

C’est sur les terres de Tol’Yathyr, une île très étendue, que naquit Nolwen Lirulynn, prés de Eddom un village elfe. Fille unique, elle était d'apparence comme la plupart des elfes de la région, avec ses longs cheveux cendrés et ses yeux de velours.

Lors de son adolescence, elle passait son temps à faire l'école buissonnière, ce qui contrariait beaucoup ses parents, grimpant et virevoltant dans les arbres ou jouant d'une flûte qui lui avait été offerte quelques années plus tôt.

Un jour qu'elle était au bord de la rivière, jouant de ses doigts agiles sur ce morceau de bois, elle fut interrompue par le passage d'une troupe de Ménestrels et Dramaturges, la Compagnie Clair Obscur, qui se rendait à Eddom pour une de leurs représentations.

Orme, le chef de la troupe qui avait l'ouie fine avait remarqué le talent de cette si jeune elfe. Il fut impressionné de voir qu'elle imitait parfaitement le chant des oiseaux, dans une variété étonnante de tonalités et de rythmes.

Il l'encourageait sur la voix de la musique à chaque fois qu'il traversait son village natal. Quelques années plus tard, il la poussa subtilement à s’opposer à ses parents lorsqu'ils décidèrent de l'inscrire dans une pension de tisserand de la plus grande ville du continent, Yathyr, afin qu'elle devienne tailleur de vêtements elfes, et cela malgré son refus.

Orme lui offrit une place dans la Compagnie le jour où elle claqua la porte de sa maison natale. Elle apprit rapidement d'autres instruments de musique et à jouer la comédie.

Parmi les membres de la troupe, il y avait un vieil elfe illusionniste, Lysimak. Avant d'être recruté par Orme il était un puissant magicien qui avait eu la mauvaise idée de s'attaquer à un personnage très en vue et très influent. Sa tête fut mise à prix. Lysimak devint donc un illusionniste errant pour gagner son pain et travaillait toujours en dessous de ses capacités réelles pour ne pas attirer l' attention. Tous les matins, ils se lançait un sortilège d'illusion lui permettant de masquer ses traits réels. Il se prit d'amitié pour Nolwen dès son arrivée, affinité peut-être due à la race en premier lieu. Au fil des années, il lui confia ses secrets et lui apprit la magie provenant de la Déesse Eva.

Nolwen était très appréciée, tant par son talent incroyable pour la flûte que par la grâce et l'équilibre qui émanait d'elle lorsqu'elle se déplaçait.

Cependant il faut bien l’admettre, personne n’est parfait, et Nolwen faisait parfois preuve de naïveté ou de susceptibilité, probablement dû au fait qu’elle avait été un peu trop gâtée dans son enfance.

Néanmoins, elle s'était fait des amis dans presque tous les villages qu'elle traversait. Elle aimait principalement se rendre à Eddom pour retrouver son ami d'enfance, Gyorn, qu'elle avait perdu de vue pendant quelques années.
Mais quelle fut sa joie quand elle apprit qu'il s'était tourné vers la magie lui aussi. A chacune des représentations de la Compagnie, elle passait le voir dans son petit laboratoire, ils expérimentaient des nouveaux sorts ou enchantaient toute sorte d'objets, ce qui les amusait beaucoup.

Nolwen l'insouciante…! Elle ignorait quelles embûches allaient venir bouleverser ce paisible bonheur.


CHAPITRE II

Un jour qu'elle se baladait dans les rues pavées de Ophel, Nolwen eut une sensation étrange, puis une voix se fit entendre dans sa tête.

- Nolwen…

Elle marqua un temps d'hésitation, croyant que c'était le fruit de son imagination.

- Nolwen… n'est pas peur… c'est moi !

Elle reconnu la voix de son vieil ami Lysimak, et lui répondit mentalement :

- Lysimak, c'est bien toi ? Pourquoi me parles-tu ainsi ?

- Viens... tu sais où... viens le plus vite possible ! et fais attention de ne pas être suivie !

- Que se passe-t-il Lysimak ?

Il ne répondait plus. Elle se cacha derrière un mur après avoir vérifié que personne ne l'ait vu, elle prit un parchemin et murmura son contenu, une lumière bleue l'enveloppa quelques secondes et « pouf » elle disparut.
Elle arriva tout près d’une ancienne forteresse délabrée. Lysimak possédait un laboratoire secret sous les ruines. Nolwen accéda à l'entrée du passage secret dans les décombres calcinées. Elle descendit un escalier, traversa un couloir sombre puis entra dans une pièce éclairée. Le vieil elfe faisait les cent pas, l'air soucieux.

- Lysimak, je suis inquiète, que se passe-t-il ?

- Je vais t'expliquer Nolwen. Tu es une adulte maintenant et j'ai confiance en toi. Voilà, je vais partir.

- Partir ? mais pourquoi ?

- Ils m'ont retrouvé. Tu sais ce personnage de haute renommée dont je t'avais parlé, Zandramas, qui voulait voir ma tête tranchée, il n'a pas abandonné ses recherches. Il a même recruté un grand sorcier, Hazaziel, qui est sur mes traces. J'ai compris dès que j'ai senti sa présence ce matin à Ophel.
Mon sort d'illusion n'est pas assez efficace contre ses pouvoirs de détection. Je dois fuir loin d'ici.


- Tu ne peux pas partir seul, je viens avec toi !

- Non Nolwen ! Tu n'as aucune idée des dangers qui te guettent et tu seras en perpétuelle fuite avec moi. Je ne souhaite pas ce genre de vie pour une jeune elfe telle que toi. Ta vie commence à peine.

Nolwen insista pendant des heures afin de lui faire comprendre qu'elle ne pouvait se résoudre à le laisser partir seul. Lysimak essaya tous les moyens pour l'en dissuader mais rien ne put la convaincre. Il finit par accepter qu 'elle le suive mais pour quelques temps seulement.
Apres avoir laissé une lettre pour Orme le chef de la troupe, lui expliquant brièvement et vaguement le motif de leur départ, ils quittèrent discrètement la région.

L'hiver commençait à se faire sentir. Un soir, après avoir allumé un feu pour dîner et se réchauffer, le vieux magicien, assis devant les braises encore rouges et crépitantes, prit un air sérieux mais affectueux, et dit a Nolwen :

- Je t'ai appris beaucoup de choses durant toutes ces années, notamment ce qui a trait à la magie. Je sens que tu vas devoir mettre tout cela en pratique. Mais j'ai confiance en toi. Tu sais Nolwen, je…

Il se tut tout à coup, prenant un air grave.

- Lysimak ? qu'y a-t-il ?

- Chut ! Nous avons de la visite, mais ce n'est pas une visite de courtoisie !

- En es-tu certain ?

- Mais bien sûr, nos sorts ne mentent pas, je détecte cinq intrus de taille humaine, à cinquante mètres d'ici environ.

Il tendit sa baguette vers le bois touffu qui se trouvait à quelques pas et baragouina une incantation. L'apparition d'une lumière aussi vive que le jour, issue de sa baguette, démasqua les intrus. En effet, cinq hommes en armure de cuir souple noire, munis de dagues ou d'épées, s'avançaient discrètement vers eux. Se voyant découverts, ces derniers se jetèrent à l'attaque en brandissant leurs armes.

Nolwen décida d’en endormir un, puis prononça une incantation. Une sphère blanche alla terrasser un deuxième individu. Celui-ci tomba à terre, foudroyé autant par la surprise que par la douleur.
Lysimak foudroya deux assassins et pendant qu'il s'occupait du troisième, Nolwen vit un homme s'enfuir à toutes jambes vers la forêt. Elle commença à prononcer les mots d'une formule mais celui qu'elle avait cru terrasser n'était pas mort et se jeta sur elle. Avec sa dague il lui transperça le bras et lui lacéra le flanc.
Un sort rapide de Lysimak vint à bout de lui mais elle dût se résoudre à laisser le dernier prendre la fuite.

Nolwen s'appuya contre le tronc d'un arbre couvert de lichen.
Lysimak lui administra les premiers soins pour stopper le sang qui coulait de ses blessures. Puis elle reconnut le sort qu'il prononça, et sentit un flux d'énergie l'envahir et ses plaies se refermer.

- Merci Lysimak. Je me sens beaucoup mieux a présent.

- Je sais, mais tu dois te reposer un peu. Et moi aussi d'ailleurs.

Ils s'assirent tous les deux au pied de l'arbre. Lysimak poussa un long soupir.

- Je ne sais pas ce que tu en pense Lyzimak, mais ils vont revenir d'après moi. Et plus nombreux encore. Cela m'inquiète.

- Oui certainement. Tout cela ne peut durer, il faut y mettre un terme. Il faut aller combattre le mal à la source.

- Que veux-tu dire ? Pense-tu à occire Zandramas ?

- Exactement !

- Mais le sorcier sera toujours là et il cherchera à te supprimer d'une manière ou d'une autre.

- Non Nolwen. Hazaziel est un mercenaire. Les mercenaires reçoivent leur rémunération une fois que le contrat est rempli, pas avant. Si Zandramas meurt avant moi, Hazaziel n'aura plus aucun intérêt à me tuer.

- Oui je comprend. Mais cette tâche me semble bien trop périlleuse pour nous. Beaucoup de gardes doivent assurer sa protection.

- Tu as raison, c'est pourquoi nous avons besoin d'une bonne stratégie. La nuit porte conseil, nous en reparlerons demain.


CHAPITRE III

Le ciel prenait une magnifique teinte violette. Nolwen et Lysimak qui avaient marché pendant deux jours, se reposèrent sur une plage de sable blanc, admirant le coucher de soleil qui embrasait les flots. Ils continuaient d'élaborer leur plan d'attaque contre Zandramas, en privilégiant la ruse, comme savent si bien le faire les elfes.

Soudain, Lysimak se contracta. Nolwen vit son visage se décomposer, devenir blême. Elle n'eut pas besoin de le questionner, elle comprit.

Lysimak prononça juste un mot : Hazaziel !

Une haute silhouette mince, enveloppée d'une longue cape noire, apparut devant eux.
Nolwen ressentit une impression de froid qui n'avait rien à voir avec l'air hivernal environnant. Elle ne put réprimer un frisson en croisant le regard glacial et cruel de cet elfe noir. Hazaziel fixa Lysimak et lui dit :

- Toute fuite est inutile et toute discussion est veine !

- Tu as raison, finissons-en !

Nolwen remarqua un soupçon de crainte dans l'œil de son ami. Aussitôt la peur l'envahit, et sans réfléchir, elle commença à prononcer une incantation. Hazaziel pointa sa baguette vers elle, suivi d'un faisceau bleu. Nolwen devint muette.

- Nolwen, reste en dehors de çà ! Ecarte toi !

C'est ce qu'elle fit à contre-coeur.

Le combat entre eux s'engageât. Le feu, l'eau, la glace, la foudre… tout y passa, ils déchaînèrent tous les deux leur immense pouvoir. Les maléfices volaient en tout sens.
On pouvait voir de loin des éclairs, des lumières blanches, vertes, bleues… et entendre des craquements, des grondements, des sifflements…
L'air se surchargeait d'énergie et devenait suffocant.
Nolwen entendait des mots dont elle ne pouvait discerner le sens. Elle avait la sensation que chaque respiration lui lacérait les poumons. Elle était aveuglée par des rideaux de flammes, assourdie par le fracas des éclairs.

Lysimak fut violemment projeté en arrière, puis propulsé dans les airs comme par une explosion. Il retomba, la tête en arrière, comme une poupée de chiffon.
Le cris d'horreur qu'elle aurait voulu pousser ne parvint pas à sortir de sa gorge.
Elle entendit Lysimak émettre un petit gémissement. Elle se précipita sur lui, espérant pouvoir le guérir. Elle commença à incanter le sort de soin.

- Non Nolwen… * d’une voix étranglée * c’est inutile… aucun de nos sortilèges ne peut agir sur de telles blessures… le maléfice d'Hazaziel va continuer de m'ôter la vie jusqu'à mon dernier souffle... toute tentative de ta part est veine. Je dois te dire adieu.

Elle sentit son cœur se déchirer et tomba à genoux : « NOOOOON ! C'EST IMPOSSIBLE ! »

Ce n'était pas vrai, il n'avait pu arriver chose pareille. Elle regarda l'elfe noir qui était responsable de cette tragédie, les yeux enflammés de haine, alors qu'il quittait tranquillement les lieux d'un air satisfait.

- Ecoute-moi Nolwen… tu es comme ma fille... tout ce qui était à moi t'appartient désormais.

Elle sentit ses yeux se remplir d'eau quand il prit sa main.

- Non, je ne peux pas Lysimak, c'est au dessus de mes forces...

- Tout ce qui est sur moi... et mon laboratoire... prend tout.

Ce fut ses derniers mots.

Elle resta là toute la nuit, regardant le visage ridé de l'elfe, essayant d'assimiler cette vérité monstrueuse : jamais plus il ne lui parlerait, jamais plus il ne lui viendrait en aide, jamais plus ils ne rieraient ensembles.
Elle n'arrivait pas à imaginer la vie sans son meilleur ami, son mentor, son père adoptif en quelque sorte. Des larmes brûlantes coulaient sur ses joues.

Le lendemain, accablée, avec cette horrible impression de vide, Nolwen prit tout ce qu'il avait sur lui et décida de rejoindre son village natal, la seule « famille » qui lui restait.

Durant le trajet, elle serrait à s'en faire mal l'amulette de Lysimak dans sa main. Elle se sentait plus seule que jamais.
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: 09/08/2006 20:23:33    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Les Amis Tranchants Index du Forum -> Admins & Modos -> Archives -> Lineage 2 -> BackGround Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Créer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Texno x0.3 © theme by Larme D'Ange 2006
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com